Publié : 14 février 2012
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Sortie des élèves de première

Il n’y avait aucun élève de première au lycée F. Buisson d’Elbeuf ce vendredi 27 Janvier 2012 : tous étaient partis en sortie. La matinée a été consacrée à une visite du Musée des Beaux Arts : l’histoire des arts figure dans les nouveaux programmes de français. Nous rappelons que l’entrée du Musée est gratuite jusqu’à 26 ans. Les élèves ont découvert certains tableaux prestigieux comme ceux du Caravage ou de Vélasquez mais aussi le secteur consacré à l’impressionnisme. Voici le commentaire d’œuvres que l’on peut contempler au Musée :


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Rue Saint Denis, Claude MONET

Claude Monet (1840-1926) est spécialiste dans l’art de l’impressionnisme. Il peint un seul portrait exposé lui aussi, au musée des Beaux-Arts à Rouen. La peinture Rue Saint-Denis, fête du 30 juin 1878, représente une rue, vue du haut de Rouen. Claude Monet a peint cette rue pour immortaliser le jour de la première fête nationale autorisée depuis la défaite de Napoléon III en 1870 et la reprise du pouvoir par les conservateurs. En effet, on peut observer par les mouvements donnés aux drapeaux, la joie que Claude Monet veut nous transmettre. Tout l’art de l’impressionnisme est dans les drapeaux. On peut aussi voir, sur le blanc d’un drapeau de droite écrit « Vive la République » et dans le milieu du tableau écrit « Vive la France ». Rappelons ici le mot du critique sur les impressionnistes (1876) :
« Ils prennent des toiles, de la couleur et des brosses, jettent au hasard quelques tons et risquent le tout ».

Florent Maillard, 1S1


Étude pour Le Radeau de la Méduse

Le Radeau de la Méduse est une gigantesque toile de 5 mètres par 7. En 1818, elle est signée Géricault. Deux ans avant, Géricault est sensible à un fait divers : le naufrage d’une frégate au Sénégal, 150 hommes à la mer et seule une poignée survit. Après bien des hésitations, le peintre choisit finalement le moment où les désespérés voient la voile du bateau qui doit peut-être les sauver. Dans un souci de réalisme, Géricault fit des études préparatoires de chaque personnage et des croquis. Celui-ci est l’une des quarante premières esquisses de Géricault, et ressemblant fortement à la toile finale, nous pouvons le classer parmi les derniers réalisés. Pour parfaire sa connaissance en anatomie, le peintre invita des amis qui posèrent à tour de rôle dans l’atelier (comme le jeune peintre Delacroix) ou étudia des cadavres parfois en décomposition. Il en vint même à étudier des têtes de décapités comme l’on peut voir sur une autre de ses œuvres :

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Têtes de suppliciés, Géricault, exposé au musée des Beaux-arts à Rouen

Si on analyse l’œuvre de plus près, on peut observer deux lignes de forces qui forment un nœud dramatique au centre de la toile : le corps malade, la souffrance, la vie, la mort, des situations extrêmes qui correspondent au sujet d’un peintre romantique. De plus, la scène est éclairée sous une lumière glauque et on ne peut définir le moment de la journée, le lever ou le coucher du soleil. Même si ce croquis ne permet pas de voir tous ces détails, il nous permet en revanche d’avoir une vision simplifiée de l’œuvre et je pense qu’il était nécessaire d’expliquer ces quelques détails pour mieux le comprendre.

Florent Hinfray, 1S1


Après un quartier libre bien mérité, les élèves ont repris le car en direction de Grand Quevilly. En effet, l’après-midi était consacrée à un spectacle de théâtre. Dans le cadre de la préparation de l’épreuve anticipée de français, il faut permettre aux élèves de mesurer le rapport entre les deux facettes du genre dramatique : le texte et la représentation. Tous les élèves de première ont eu la chance d’assister à 14h, à une représentation de Caligula au Théâtre Charles Dullin de Grand Quevilly, d’après l’œuvre d’Albert Camus. Outre le rôle principal incarné par Bruno Putzulu, la mise en scène de Stéphane Olivié Bisson a permis de passer ces deux heures demi très agréablement, même si la pièce n’a pas fait l’unanimité. Les commentaires suivants permettent de se rendre compte de la réception des élèves :


Ce vendredi 27 janvier a eu lieu au théâtre Charles Dullin de Grand Quevilly une représentation de Caligula, tirée de l’œuvre d’Albert Camus. Ce théâtre est connu depuis maintenant un certain temps pour ses spectacles de qualité et cette représentation ne déroge pas à la règle. L’ensemble est bon, mais quelques bémols subsistent néanmoins. La principale imperfection est le jeu d’un acteur, et étrangement, c’est l’acteur « vedette », Bruno Putzulu qui dérange. Son jeu parfois trop poussif et sa voix souvent tirée aux extrêmes fait perdre de la crédibilité à un personnage qui doit justement l’être, Caligula. Étant donné que l’empereur est le héros de la pièce, on le voit très souvent, il faut s’en accommoder. Le second défaut, qui selon moi, est très subjectif, c’est le choix des costumes. Selon moi, la veste de costume pour faire paraître la pièce intemporelle est un gros choc, et c’est sûrement ce qui m’empêche d’apprécier la pièce à sa vraie valeur. Mais, s’il s’agit d’un spectacle de qualité, c’est qu’il y a beaucoup plus de positif que de négatif. Gros point de satisfaction : les décors. Même si les petites pauses entre chaque acte sont un peu pesantes, les décors favorisent la compréhension du texte. En effet, ce très beau décor, complet permet de rendre la pièce vivante. Par exemple, on voit les acteurs manger de vrais ingrédients et boire de la vraie boisson ou encore utiliser une torche enflammée. Cela rend très réelle une représentation qui, à la base, est tirée de faits fictifs. C’est pour cela que je vous conseille cette pièce qui permet de passer un bon moment.

Maxime Renault 1ère STI2D

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Théâtre

Amis lecteurs, je ne sais pas quoi penser....Pour bien des raisons, la représentation que nous livre Stéphane Olivié Bisson massacre complètement l’œuvre originale d’Albert Camus, les beuglements de Bruno Putzulu, censés représenter la folie tyrannique de Caligula, ne peuvent que nous faire sourire car on peut le comparer à un adolescent en train de muer. Et même si, à l’image de ses vêtements dorés le déifiant, sa toge du début représentait bien le côté « malade mental » du personnage, les costumes de sa femme Caesonia ne nous donnent pas la même impression de recherche vestimentaire. Certes, le fait qu’elle change de tenue à tout va pour accentuer son côté frivole et sa légèreté nous désole : au lieu de s’acharner sur les costumes, le travail du metteur en scène aurait dû être plus poussé sur les décors...On s’ennuie visuellement, il y a quand même de bonnes idées comme pour la toile de fond interprétant les phases jour/nuit de la pièce, mais l’ensemble des décors est utilisé à toutes les sauces pour créer un environnement chaque fois différent, comme un mur, un trône ou des colonnes. Il y a de meilleures choses du côté des accessoires. Les différents masques présents dans la pièce faisant référence au théâtre antique, et rappelant la forte « versatilité » de Caligula, nous montrent que la mise en scène comporte quand même quelques bonnes idées. Malheureusement, tout ceci est gâché par une trop importante présence de certains objets anachroniques, ce n’est pas parce que la publicité des ferreros rochers représente des dieux de l’antiquité grecque qu’il faut croire que l’on pouvait en manger à cette époque...
Finalement, on conclura par un fort regret concernant le travail de la régie, des enceintes fonctionnant mal et une musique (toujours la même) trop peu présente m’incitent à finir avec cette critique en concluant qu’il n’y a malheureusement pas assez de points positifs dans cette pièce pour en ressortir satisfait....

François Duchemin, 1S1

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Théâtre 2