Publié : 10 septembre 2011
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Filières PSPA et MEI : témoignages

Quelques témoignages d’élèves de terminale MEI et PSPA sur leur parcours scolaire et professionnel

En MEI...

Témoignage de Benjamin.

Je m’appelle Benjamin, j’ai 19 ans, ma passion est la moto-cross que je pratique en championnat dans un club. Je travaille pendant toutes mes vacances et certains week-end à la mise en rayon dans une grande enseigne. Je suis actuellement au lycée Ferdinand Buisson où je prépare mon BAC PRO Maintenance des Equipements Industriels. En sortie de troisième j’ai été victime d’une mauvaise orientation, qui m’a orienté vers une seconde STI.

Quand je suis arrivé en seconde STI, je me suis très vite aperçu que ce n’était pas du tout le domaine où je voulais m’orienter au départ. J’ai donc eu un choc émotionnel car on m’avait demandé si j’étais manuel ou pas et vu que je l’étais, on m’a dit que en seconde STI, il y avait de la mécanique, on y programme les machines et on change les outils dans celles-ci, alors que moi, je voulais faire de la vrai mécanique, c’est-à-dire changer les pièces défaillantes dans la machine, faire des diagnostiques de panne, des améliorations... J’ai donc demandé une réorientation en fin d’année de seconde pour aller en BEP MEI, qui pour le coup me convenait le mieux. Je suis donc rentré en deuxième année de BEP au lieu de la seconde car, vu que je suis passé par une voie technologique, j’avais déjà le niveau requis de BEP. Après l’obtention de mon Brevet d’Etudes Professionnelles, j’ai décidé de poursuivre mes études par un BAC PRO MEI pour acquérir de nouvelles et de meilleures connaissances professionnelles dans la maintenance. Actuellement en Terminale BAC PRO MEI je m’épanouis dans mon domaine. Domaine qui me convient à merveille.

J’ai effectué un stage d’une durée d’un mois au cours de mon année de BEP dans une entreprise à Pont St Pierre, ce qui m’a permis d’acquérir de bonnes connaissances dans le domaine de la Maintenance Industrielle et d’apprendre à connaître les règles de vie et de travail en entreprise. J’ai beaucoup écouté les conseils des professionnels dans leurs domaines qui m’ont été très bénéfiques. Puis au cours de mes deux année de BAC PRO MEI j’ai effectué quatre stages d’une période de un mois dont un toujours à Pont Saint Pierre et trois au sein de l’entreprise Renault à Cléon, qui m’ont permis de mettre en oeuvre mes connaissance dans ce domaine et de découvrir le travail en équipe. Tous mes stages m’ont permis d’avancer dans mes études et m’ont conforté dans mon choix de poursuite d’étude.

OUI, je veux continuer mes études dans le domaine de la maintenance en vue de passer un BTS MI qui me permettrait d’acquérir de nouvelles connaissances et d’en apprendre d’autres !

Témoignage d’Arnaud.

Je me présente, je m’appelle Arnaud, j’ai 19 ans, je suis actuellement en terminale Bac Professionnel MEI (maintenance des équipements industriels).
Depuis mes 8 ans, la passion que j’affectionne le plus, c’est la mécanique alors, lors de mes week-ends, quand j’ai l’occasion de la pratiquer, je n’hésite pas. Mais lorsque j’ai voulu faire de ma passion mon métier dans l’avenir, voilà ce qu’il m’est arrivé. Voici mon histoire.

J’ai démarré cette fameuse année scolaire dans une classe dite professionnelle, à cette époque, je devais établir un nombre de 6 heures d’études à caractère professionnel dans la semaine. Lorsqu’on m’a demandé ce que je voulais faire plus tard, j’ ai tout bêtement répondu « je voudrais être mécanicien automobile » mais à la vue de mon niveau général dans mon livret scolaire, on m’a dit « ça ne sera pas possible, mais on fera de notre mieux pour te trouver ça » j’étais en même temps dégoûté et à la fois rassuré de cette réponse. Les mois passèrent et le jour où on m’a reposé cette fameuse question, j’ai répondu exactement la même chose. Mais la réponse n’était pas du tout pareille, voila ce qu’on m’a dit : « nous t’avons trouvé une poursuite d’étude qui j’espère va te réjouir, c’est à Ferdinand Buisson, c’est un BEP MEI. » Moi, je ne savais pas ce que ça voulait dire, je leur ai demandé s’il se faisait de la mécanique là-bas et la réponse était positive, j’étais aux anges sachant que je pourrais exercer ma passion. Mais le jour de ma première visite dans le lycée, je me suis demandé où j’étais, certes il y avait de la mécanique, mais aucune voiture, que des machines. Ma joie était devenue une sorte de cauchemar.

Lors de mon année en BEP, j’ai appris à utiliser de nouvelles sortes d’outil, des inconnus et des plus techniques et une toute autre façon d’exercer ma passion. Certes j’exerçais ni la formation ni ma passion mais je m’y suis vite senti à l’aise dans cette autre façon d’exercer la mécanique. J’avais une toute autre vue de ma passion, bien que je ne démontais pas des moteurs de voiture, je ressentais la même joie que j’avais lorsque je démontais des moteurs à l’atelier.

J’ai débuté ma première année de Bac Pro disons sur un coup de tête, je comptais arrêter après mon BEP, mais une fois fini, la routine et l’ennui m’ont vite rattrapé. Un matin, alors que je dormais, ma mère a reçu un coup de fil venant du lycée me disant qu’il me laissait une place en Bac Pro, alors ni une ni deux, j’ai accepté, il a donc fallu que j’y aille pour faire mes papiers d’inscription, j’ai réintégré la classe que j’avais quitté l’année d’avant pour deux nouvelles années. J’ai remarqué peu de temps après que ce n’était pas comme en BEP , la mécanique cédait sa place petit à petit à la théorie, chose qui me va pas du tout , je me disais qu’une seul chose : à quand les stages ? Lorsque nos profs nous en ont parlé, j’étais soulagé de parler d’une chose autre que les cours.
Quatre semaines de stage hors du lycée, que demander de plus, alors surtout quand c’est deux fois dans l’année, que dire ? J’ai directement pensé à une entreprise : Renault Cléon. L’usine dont tout le monde me parle, je me suis directement précipité vers l’homme qui pouvait me donner la chance d’y entrer, et j’ai réussi à y être.

En ce qui concerne ma poursuite d’étude, je ne préfère pas continuer, je me dis que comme j’ai déjà été en bac pro et que si jamais je ne l’ai pas en poche, j’aurais au moins eu la joie d’avoir été parmi cette classe, et le fait d’avoir été dans un élément professionnel m’a donné l’envie d’y rester.

Voila mon rêve.

Témoignage de Morgan

Bonjour voila je me présente je m’appelle Morgan je suis là pour vous parler de mon orientation après la troisième.
Tout d’abord je vais vous expliquez comment cela s’est déroulé pour moi.
Dans un premier temps j’ai pris un RDV avec la conseillère d’orientation de mon collège.
La première question qu’elle m’a posée était de savoir ce que je voulais faire, et comme beaucoup de personnes, je ne savais pas répondre à cette question, car ma vision était très floue.
J’ai donc réfléchi à ce que j’aime le plus faire, en quelque sorte travailler le soir des heures, ou plutôt bricoler ou faire des choses manuelles .Et là, j’ai donc vu que je préférais travailler avec mes mains que lire des livres … ensuite j’ai regardé ce qui pouvait me convenir, on m’a proposé plusieurs domaines. Tout dépendait de ma moyenne scolaire, de ce que je pouvais faire et là j’ai donc trouvé ma branche !

Maintenant je vais vous parler de mes deux années de BEP MEI (Maintenance des Equipements Industriels), déjà je suis passé du collège au lycée et l’ambiance n’est pas la même. Les profs ne réagissent pas pareil et sont certainement moins derrière vous à vous dire : « marquez la leçon au tableau, les devoirs » etc. Par exemple : dans l’heure de cours, le prof va dire « demain on fait une petite évaluation sur ça ! » et l0 il faut écouter. Ou en dessin industriel ? nous travaillons par dossier et à la fin du dossier, nous avons une évaluation, ceci est logique et le prof n’a pas besoin de dire et de marquer au tableau : contrôle de dessin industriel tel jour à telle heure et ne dira pas sur quoi ça porte ? car vous êtes sensé savoir ce que vous avez fait pendant les cours où vous avez travaillé sur le dossier !
Dans certains lycées, il est vrai que vous avez un peu plus de liberté mais ce n’est pas pour autant que vos parents ne sont pas au courant de vos absences ou retard ! L’avantage du BEP par rapport à la seconde générale est que l’on fait des stages dans des entreprises et c’est là que l’on apprend beaucoup de choses tant sur son métier que sur la vie ! Et évidement vous avez moins de cours généraux (maths français etc.) que les autres sections mais ce n’est pas pour autant que le niveau est plus facile et les heures de moins que les autres se répercutent sur les heures d’atelier.

Mon intérêt de faire un BEP MEI à la place d’une seconde générale est que ma moyenne ne me permettait pas de faire ça , donc je me suis dirigé sur un BEP MEI car c’est une formation à plusieurs variantes . Puis après l’obtention de mon BEP, j’ai fait un Bac Pro en alternance option ferroviaire. Ceci étant très dur et me plaisant pas, j’ai pris contact avec mon ancienne CPE pour savoir si je pouvais réintégrer la classe de seconde bac pro MEI. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir rattraper en cours d’année la classe de MEI dans mon ancien lycée. Depuis j’envisage de passer en BTS MAI pour avoir un travail confortable où j’aurai des responsabilités et où je ne travaillerais pas toujours à la chaîne, mon salaire augmenterait aussi.

Les stages sont très importants car nous avons de l’expérience, ce qui justifie une filière professionnelle. Cependant huit mois de stages répartis sur quatre ans de formation figurant sur mon CV seront plus que favorables pour trouver un emploi plus tard. De plus, l’expérience est profitable car j’ai fait des stages à des endroits différents, mes connaissances ont été différentes aussi. Les tuteurs m’ont permis de mieux découvrir leur métier, leur façon de faire, m’ont intégré dans les équipes. Le travail en stage a évolué car au départ j’étais un simple observateur, et à la fin, j’avais mon propre poste. Là, j’ai senti que j’étais apte à la vie professionnelle.

En PSPA...

Témoignage de Teddy.

Je m’appelle Teddy, j’ai 20 ans et je suis actuellement en terminale BAC PRO PSPA (Pilotage de Systèmes de Production Automatisés),
En sortant de la 3ème DP6 (Découverte professionnelle 6 heures), je souhaitais devenir couvreur et on m’a orienté en 1 ère année de BEP Techniques du Gros Œuvre. Cette branche est faite pour devenir maçon, ce qui m’a fortement déplu, alors j’ai écrit au rectorat pour changer d’orientation et entrer dans la section CAP CSI (conduite de systèmes industriels). J’y avais déjà pratiqué un micro stage qui m’avait beaucoup plu et qui m’avait été présente par un prof de lycée professionnel dans son atelier où il nous a présenté une ligne de conditionnement qui s’appelle ERMAFLEX, qu’il nous a fait piloter.
J’ai beaucoup aimé alors je me suis retrouver là-bas. Durant ces deux années de CAP, je devais effectuer 16 semaines de stages reparties en 4 périodes. La première, je l’ai effectuée à Saint Aubin lès Elbeuf. Ce stage ne m’a pas plu car c’était un travail trop répétitif, alors j’ai décidé de changer d’entreprise pour la suite de mes stages et j’ai été aidé pour rentrer dans l’usine Renault Cléon.
Je suis arrivé dans l’atelier ACB, c’est la confection de la boite de vitesse entière. Ce stage m’a beaucoup plu car j’aime la mécanique voiture, alors je me suis investi dans mon travail. Mes tuteurs l’ont vu et m’ont encouragé dans ma poursuite d’études.
A la fin de l’année j’aimerai rentrer dans la section de BTS MAI (Mécanique des Automatismes industriels) car durant ma dernière année de BAC PRO nous avons récupéré un robot et nous le remettons en marche, on s’occupe de tout ce qui est câblage pneumatique et électrique, ainsi que la programmation de l’automate.