Publié : 30 décembre 2010
Format PDF Enregistrer au format PDF

Le chant du dindon, par la compagnie Rasposo

Le mardi 14 décembre 2010, les élèves de seconde D1 ont eu l’opportunité d’assister à un spectacle original, chaleureux et rythmé : « Le chant du dindon » par la compagnie Rasposo. La programmation du Cirque théâtre d’Elbeuf offre en effet un riche et large aperçu des possibilités des arts du cirque.

Le spectateur pénètre sous le chapiteau à pas feutrés : le repas n’est pas fini et toute la famille semble s’attarder et prolonger la réunion. Le patriarche trône au bout de la table ; certains sont au bar, d’autres débarrassent, d’autres encore font des pyramides de biscottes… Tout à coup, tout s’emballe au son des rythmes tsiganes. Les paisibles dineurs se métamorphosent en acrobates : ils rebondissent, tournent sur eux-mêmes, se lancent mutuellement en l’air. Au sol, au mât chinois, sur une balançoire géante ou dans l’espace réduit d’un praticable changé en chambre, chaque acteur manifeste ses talents de voltigeur ou de contorsionniste. Ces numéros spectaculaires alternent avec des saynètes comiques.

Un monsieur loyal clownesque, au costume trop court, commet d’innombrables bévues : il se sert de la contrebasse comme d’un aspirateur, déséquilibre la table du chef de la tribu ; obsédé par les cordes et les nœuds, il fait tomber le monumental lustre qui éclaire la scène. On assiste également à une grande parade, parodie de la finale circassienne traditionnelle : porté en triomphe, un dindon, des chiens aussi féroces que des lions et un cheval bien humain se croisent sur la piste… Pendant deux heures, un groupe de brillants musiciens accompagne les acteurs au son du violon, de l’accordéon, de la contrebasse, des guitares et des percussions.

Les spectateurs sortent du chapiteau le cœur réchauffé par cette représentation réjouissante où l’on partage le quotidien et l’intimité d’un clan tsigane.

Sandra Glatigny